World War Z

de Max Brooks

Quatrième de couverture


La guerre des zombies a eu lieu, manquant éradiquer l’ensemble de l’humanité.L’auteur, en mission pour l’ONU et poussé par l’urgence de devoir préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, dans les cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes jusqu’aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Il a recueilli les paroles d’hommes, de femmes, parfois d’enfants, ayant dû faire face à l’horreur ultime. WORLD WAR Z en est le résultat. Jamais auparavant nous n’avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l’existence – de la survivance – humaine au cours de ces années maudites. Depuis le désormais tristement célèbre village de Nouveau Dachang, en Chine, là où l’épidémie a débuté avec un patient zéro de 12 ans, jusqu’aux forêts du Nord dans lesquelles – à quel prix ! – nombre d’entre nous ont trouvé refuge, en passant par les Etats-Unis d’Afrique du Sud, cette chronique des années de guerre reflète sans faux semblants la réalité de l’épidémie. Par-dessus tout, cet ouvrage a su retranscrire au plus près la dimension humaine, parfois pathétique, de cet événement sans précédent. Prendre connaissance de ces comptes-rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l’effort en vaut la peine, car rien ne dit que la 2ème Guerre mondiale sera la dernière.

Le sentiment d'Aristide


Les zombies et moi, cela fait généralement deux, voire plus, mais un ami m’a collé ce bouquin dans les mains, et je n’ai pas voulu lui faire de la peine, alors je l’ai lu ! Étonnement, j’ai beaucoup aimé. C’est un livre unique de part sa forme. L’angle sous lequel est racontée cette histoire m’a très agréablement surprise : une enquête journalistique menée aux quatre coins du monde pour mesurer l’ampleur de l’épidémie et ses conséquences. Cela se présente sous la forme de témoignages et c’est ce qui confère à ce livre une vraie dimension réaliste et intéressante.

On se retrouve avec des personnages déterminés, qui se démarquent et savent faire preuve de l’audace indispensable dans ce genre de situation. Toutes les descriptions sont très détaillées, crédibles et terrifiantes aussi. Le monde est confronté à d’autres problèmes que la pandémie : c’est la panique et on assiste à des réactions bien différentes selon les gouvernements, certains ferment leurs frontières, d’autres poussent les gens à fuir. Il y aussi l’appauvrissement des ressources, la chute démographique, la pollution liée aux nombreux incendies.

Ce sont tous ces aspects que j’ai adoré. On n’écrit pas une histoire de zombies pour faire du gore, mais en imaginant les conséquences de leur présence sur l’Humanité. C’est un récit assez cru mais bien différent de ce que j’imaginais, celui d’une lutte désespérée. J’ai vraiment beaucoup aimé, et je le recommande volontiers aux adeptes de morts-vivants comme aux autres !

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Nombre de pages : 544
Cycle : -
Éditeur : Editions Le Livre de Poche
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Génèse

de Maxime Chattam

Quatrième de couverture


Traqués par l’empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s’emparer du dernier Cœur de la Terre avant qu’il ne soit détruit. Mais le monde souterrain qu’ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d’incroyables révélations. La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires. L’ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s’achève et livre enfin tous ses secrets.

Le sentiment d'Aristide


Il fut une époque pas si éloignée où Maxime Chattam était clairement mon auteur préféré. Je lisais tout de lui, trépignant d’impatience dès la parution. Et puis quelques déceptions successives m’ont un peu éloignée de lui et voilà que je tergiverse. Y compris pour la saga Autre-Monde que pourtant j’adore. C’est donc avec un an de retard que je me suis lancée dans Génèse, et pas mal d’oubli de ce qui s’était passé dans les tomes précédents.

C’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé l’Alliance des Trois et l’ambiance si particulière qui se dégage de cette série de romans jeunesse. Ce dernier tome est dans la lignée des précédents, plein de rebondissements et de découvertes. On apprend beaucoup de choses, même si on se doutait bien de certaines ; on réfléchit sur la manière dont nous vivons et ses conséquences sur la planète, notre entourage, notre vie elle-même ; et jamais on ne s’ennuie parce que le rythme est assez soutenu.

Finalement, Ambre, Tobias et Matt ont beaucoup évolué depuis le premier tome. Ils ont grandi, parce qu’il le fallait bien, mais se sont efforcés de le faire en conservant leur âme d’enfant. Et c’est sans le moindre doute ce qui les sauve, ou en tous cas ceux qui restent. Car ce n’est pas vraiment une Happy End que nous propose ici l’auteur, non, c’est quelque chose de plus subtile qui a su me convaincre. Une saga qui va vraiment me manquer, et j’espère que l’auteur tiendra sa parole et nous proposera bientôt de nouveaux romans dans le même univers.

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Nombre de pages : 622
Cycle : Autre Monde, tome 7
Éditeur : Editions Albin Michel
Année de parution : 2016
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Bird Box

de Josh Malerman

Quatrième de couverture


Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Le sentiment d'Aristide


Le récit de Bird Box s’articule autour de deux trames narratives. Le présent, qui nous montre Malorie sur le point de quitter sa maison en compagnie de ses enfants, pour affronter enfin le monde extérieur et sa menace invisible ; et le passé, qui se déroule avant la naissance des enfants, et qui nous explique comment tout a commencé, et comment Malorie en est arrivée là.

Comme beaucoup, je n’ai pas été passionnée par les chapitres se déroulant sur la rivière, mais il faut reconnaître qu’ils génèrent une certaine tension essentiellement due au fait qu’aucun des trois ne peut anticiper le moindre des écueils qui se trouveraient sur leur chemin. Les autres chapitres, ceux qui se déroulent dans le passé, sont à mon sens les plus réussis. Les situations sont angoissantes au possible, les personnages ont du mal à cohabiter, ils se posent des milliers de questions inquiétantes.

L’atmosphère est étouffante, et c’est une vraie belle réussite. Le lecteur se projette avec une facilité déconcertante, notre imagination comblant aisément les blancs volontairement laissés par l’auteur. C’est d’une efficacité redoutable, vraiment ! Mon seul point noir, c’est le dénouement qui nous laisse les bras ballants avec une question essentielle, LA question, celle à laquelle il fallait répondre à tout prix. Et là franchement, j’en ai voulu à l’auteur, je me suis sentie trahie, et ça se connaît sur la note !

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Nombre de pages : 383
Cycle : -
Éditeur : Editions Le Livre de Poche
Année de parution : 2015
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

Le passage

de Justin Cronin

Quatrième de couverture


Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent... Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un mystérieux virus... Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches...

Le sentiment d'Aristide


Bien qu’il m’ait fait penser à nombre d’autres livres post-apocalyptiques, ou peut-être justement à cause de ça, je suis tombée sous le charme de ce roman. Il fait certes 1265 pages en poche, mais je l’ai littéralement dévoré ! Une histoire de fin du monde qui nous embarque à un rythme effréné, et nous fait passer par tout un panel d’émotions.

Dans la première partie, on suit Amy, une petite fille de six ans sur laquelle on mène une expérience militaro-scientifique, qui bien évidemment va mal tourner. Elle n’est pas la seule, douze condamnés à mort subissent le même sort qu’elle. Ils deviennent tous des mutants vampires assoiffés de sang qui contaminent leurs victimes. Après un bond dans le temps d’une centaine d’années, on retrouve Amy alors qu’elle rejoint une petite communauté de survivants. Mais que sèmera-t-elle derrière elle ? Le chaos ou l’espoir ?

Un roman passionnant ! L’auteur est doté d’une écriture fluide, aux termes précis, et il aborde des thèmes universels comme la maladie, la peur, les questions d’éthique ou encore les difficultés de la vie en communauté. Il nous propose également quelques beaux portraits de personnages, échantillons divers et variés de tout ce que l’on peut s’attendre à trouver dans pareilles circonstances.

Ne vous laissez pas rebuter par le nombre de pages, elles se lisent toutes seules ! Justin Cronin est un véritable alchimiste, et la magie fonctionne dès les premiers mots. Lisez le !

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Nombre de pages : 1265
Cycle : Le Passage, tome 1
Éditeur : Editions Pocket
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Smog of Germania

de Marianne Stern

Quatrième de couverture


Germania, début des années 1900, capitale du Reich. À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française - et pour cause : on dit qu'il n'a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l'oeuvre. Une poursuite infernale s'engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s'il ne s'agissait pas en réalité d'un gigantesque complot, qui se développe dans l'ombre depuis trop longtemps.

Le sentiment d'Aristide


C’est dans le cadre du challenge Mercure et Roues Crantées organisé sur l’Imag’In Café que j’ai emprunté ce roman à la bibliothèque. L’histoire débute au tout début du vingtième siècle, dans une Germania steampunk qui subit les excès de l’industrialisation à outrance, dont le principal est la pollution. On suit Viktoria, la fille du Kaiser, entraînée bien malgré elle dans une aventure faite d’intrigues et de complots et qui la dépasse complètement.

C’est un roman sympathique, efficace et divertissant. L’ambiance est assez sombre, mais le style de l’auteur est vraiment dynamique et on se retrouve très vite happé par cette histoire pleine de rebondissements et de retournements de situation. Tout va très vite entre complots, trahisons et jeux de pouvoir et cette pauvre Viktoria est sans cesse trimballée de droite et de gauche sans bien comprendre ce qu’il lui arrive. Le récit est cohérent, avec juste ce qu’il faut de politique pour lui donner une assise bien stable et nous donner envie de savoir ce qui se trame.

Alors je ne vais pas prétendre ce roman complètement dénué de défauts. L’auteur fait durer le mystère, un peu trop probablement, ce qui rend le dénouement un peu laborieux, et a tendance à frustrer le lecteur une partie du récit. Mais le point fort de Smog of Germania est clairement l’univers développé par Marianne Stern. Bien qu’assez classique, il est solide et bien construit et j’ai adoré l’idée des créateurs. L’ambiance est sombre, presque poisseuse, ce qui plonge le lecteur dans une atmosphère étouffante qui colle parfaitement bien au thème.

Pour finir, les personnages sont accrocheurs et complexes, en particulier Maxwell et Jeremiah, dont l’aspect un peu froid cache une profonde humanité. J’ai eu un peu plus de mal avec Viktoria, qui passe un peu pour la blonde de service, mais elle n’est pas inintéressante et va parfaitement dans son rôle ! Au final, un roman qui remplit bien son office, distrayant et nerveux, avec un univers fort sympathique, une intrigue tout à fait plaisante et des personnages intéressants. A savourer sans se prendre la tête.

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Nombre de pages : 343
Cycle : -
Éditeur : Editions du Chat Noir
Année de parution : 2015
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Silo

de Hugh Howey

Quatrième de couverture


Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo. Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

Le sentiment d'Aristide


Voilà un livre qui a fait couler beaucoup d’encre en tant que phénomène de l’autoédition. C’est ensuite avec lui qu’Actes Sud a lancé sa collection dédiée à l’imaginaire, Exofictons. On y suit un certain nombre de personnages qui vivent en vase clos dans un silo souterrain aux règles très strictes que certains esprits ont bien du mal à accepter. Mais leur dit-on vraiment tout à propos de ce silo ?

La première partie nous propose de découvrir les différents personnages et leurs histoires respectives. La seconde voit converger l’ensemble. L’univers, sans être d’une originalité fracassante, est vraiment bien construit et intrigant. On s’intéresse de près au fonctionnement du silo et à ses mystères. On voyage beaucoup à l’intérieur du silo, on découvre les us et coutumes de ses habitants et l’atmosphère qui règne à l’intérieur.

Les personnages sont, quant à eux, plutôt convaincants et surtout attachants. Ils sont au cœur de l’intrigue, on sent bien que Hugh Howley s’est attaché à eux et à leur évolution psychologique. Relations entre individus, conflits découlant de l’enfermement, rivalités en tous genres parsèment le récit et lui donne finalement corps. Malgré cela, ne vous y trompez pas, le suspens est omniprésent dans cette histoire.

Bref, je l’ai littéralement dévorée, sans m’ennuyer une seule seconde. Le récit est équilibré et l’intrigue se tient parfaitement. Un roman qui vous happe littéralement et vous entraîne dans les entrailles de ce silo géant !

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Nombre de pages : 740
Cycle : Silo, tome 1
Éditeur : Le Livre de Poche
Année de parution : 2016
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Je suis Pilgrim

de Terry Hayes

Quatrième de couverture


Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Il a autrefois dirigé une unité spéciale du Renseignement américain. Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Mais son passé d'agent secret va bientôt le rattraper... Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite. Un chercheur torturé devant un laboratoire de recherche syrien ultrasecret. Des cadavres encore fumants trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et un fil rouge, reliant tous ces événements, qu'un homme est résolu à suivre jusqu’au bout.

Le sentiment d'Aristide


Une chose essentielle au sujet de ce roman : ce n’est pas un thriller ! Il me semble important de lever ce malentendu, puisqu’il est souvent catégorisé comme tel sur les différentes plateformes de vente en ligne, ou encore sur les communautés consacrées aux livres. C’est un roman d’espionnage, dans lequel on suit Pilgrim, un agent américain, sur les traces d’un terroriste surnommé le Sarrasin.

Autant dire que, moi qui ne suis pas très férue d’histoires d’espions, j’ai eu un peu de mal à terminer cet ouvrage. D’autant plus que la première partie n’est pas des plus palpitantes ! L’auteur met en place différentes intrigues autour d’un meurtre dans un hôtel, du passé de Pilgrim, de celui du Sarrasin, dont on se doute bien qu’elles vont finir par converger, mais qui mettent un temps fou à converger ! C’est long, mais c’est long…

Le style est pourtant efficace, doté d’une certaine force narrative ; plusieurs passages sont vraiment très réussis et donnent à réfléchir. Cependant, on ne prend la véritable mesure de la qualité de ce récit qu’une fois qu’on l’a terminé, quand tout se combine enfin. Et comme il s’agit d’un roman de plus de 900 pages en poche, le temps paraît souvent tourner au ralenti.

Encore une fois, déçue par ce que l’on m’a vendu comme un thriller et qui n’en est absolument pas un !

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Nombre de pages : 910
Cycle : -
Éditeur : Le Livre de Poche
Année de parution : 2015
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

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