Hunger Games

de Suzanne Collins

Quatrième de couverture


Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l’épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé… Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l’antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d’un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein des Jeux de la Faim…

Le sentiment d'Aristide


J’ai habituellement du mal avec les récits à la première personne, pour la simple et bonne raison que l’auteur nous impose ainsi un point de vue qu’on ne cautionne pas forcément. Au risque de faire figure d’extraterrestre, plutôt que de m’aider à m’identifier au narrateur de l’histoire, ça a plutôt tendance à m’inciter à mettre une certaine distance entre lui et moi, distance qui peut s’avérer parfois bien difficile à combler. Hunger Games n’a pas dérogé à la règle, d’autant plus que je n’appréciais pas particulièrement le personnage de Katniss au début du roman. Heureusement que ça s’est arrangé par la suite !

Au coeur de cette dystopie, plus de psychologie que de science-fiction, et c’est tant mieux, pour moi en tous cas qui ne suis pas fan des vaisseaux spatiaux et autres extraterrestres ! Le thème abordé est extrêmement actuel, la société totalitaire dont il est question ici nous est étrangement familière, elle comporte de nombreux accents de vérité. Certes, nous n’en sommes heureusement pas encore là, mais certains signes de notre réalité nous amènent à penser que ce serait fort possible, au final. C’est peut-être la raison pour laquelle je me suis laissée embarquée, plus que les évènements qui nous sont relatés.

Car finalement, ce qui se passe est assez prévisible, y compris le dénouement, les personnages plutôt convenus. Mais ce qui m’a vraiment intéressée dans ce roman, ce sont les choix auxquels Katniss est confrontée, la façon dont elle réagit à certaines situations, les relations qu’elle établit avec les autres, et la manière dont son jugement lui-même, sur les choses comme sur les gens, évolue. L’auteur a parfaitement su retranscrire la manière dont une situation particulière, dangereuse en l’occurence, influe directement sur les relations humaines, ainsi que la fascination morbide et malsaine que ces jeux de la faim exercent sur le public.

A mon sens et de ce point de vue, un roman très réussi. J’aimerais seulement que la suite soit un petit peu moins attendue…

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Nombre de pages : 379
Cycle : Hunger Games, tome 1
Éditeur : Pocket
Date de parution : Octobre 2009
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Léviatemps

de Maxime Chattam

Quatrième de couverture


Paris, 1900. Guy de Timée, romancier à succès, vit pourtant dans les combles grinçants d’une maison close. Du jour au lendemain, il a tout plaqué. Femme, enfant, amis, réussite, il n’a plus supporté la pression, celle de réussir par tous les moyens, celle d’écrire ce qu’on attend de lui. Il a décidé de se lancer dans un roman policier qui plonge dans les bas-fonds de la civilisation, de ce Paris que le monde entier admire. Il veut être confronté au sang et à la violence. A la mort, qu’il appelle de tout son être. Elle va surgir au milieu de la nuit en la personne de Milaine, jeune prostituée du lupanar, assassinée dans des circonstances particulièrement étranges. Et si elle n’était pas la première ? Qui rode dans les rues de la capitale, dans l’ombre de l’Exposition Universelle ? Quel est le sombre dessein de ce tueur de femme, qui ne laissera bientôt derrière lui que des costumes de peau ? En compagnie de la mystérieuse Faustine, de l’inspecteur Perotti et d’Yoshito, un Japonais impressionnant, sumo déshonoré, Guy va tenter de le découvrir… Des cercles ésotériques de Paris aux merveilles de l’Exposition universelle, ils vont peu à peu mettre à jour un terrifiant secret, celui qui fascine tout homme depuis la naissance de la civilisation : le contrôle du temps.

Le sentiment d'Aristide


Dire que je suis une fan absolue de Maxime Chattam ne sera sans doute pas un scoop pour quiconque me connait un tant soit peu. En Dr Jekyll quand il écrit pour la jeunesse dans sa saga Autre-Monde, ou en M. Hyde dans ses thrillers les plus crus, je dévore ses livres comme une ogresse affamée d’histoires inédites ! Cette fois-ci cependant, j’avoue que j’ai tardé, essentiellement à cause de l’époque à laquelle se déroule Léviatemps. Les années 1900… je ne me sentais guère emballée, et je me demandais bien ce qu’il lui avait pris d’aller positionner sa toute dernière histoire au début du siècle dernier.

A l’occasion du swap « Un tome de plus » sur Imag’In, Abigaelle m’a finalement fait parvenir cet ouvrage, ce qui m’a permis d’enfin me lancer. Le contexte est bien particulier, mais décrit avec brio. C’était l’époque de grandes découvertes scientifiques et avancées technologiques, une époque symbolisée par l’Exposition Universelle, et malgré tout, l’auteur exploite d’anciennes croyances qui nous font frémir. Un contre-poids qui fonctionne parfaitement. Cela ne va pas sans quelques longueurs, malheureusement. Dans la première partie du livre, les choses tardent à se mettre en place, et j’ai fait un blocage absolu sur le héros, Guy de Timée, qui me tapait sur les nerfs !

La seconde partie est de loin ma préférée. On y découvre un Paris assez glauque, mystérieux, sombre et effrayant. Extraordinaire aussi. Tout le brio de Maxime Chattam s’exprime ici, dans cette infernale course contre le temps. De manière assez inhabituelle, il distille des indices pour nous mener peu à peu au tueur, ce qui diffère de ses précédents ouvrages où le dénouement était toujours inattendu, parfaitement bien amené et justifié, mais inattendu. Pas vraiment de surprise pour moi dans la révélation finale, un peu trop vite amenée à mon sens. Au final, un livre qui a ses bons cotés, mais que je considère néanmoins comme nettement en dessous des précédents.

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Nombre de pages : 443
Cycle : Le diptyque du temps, tome 1
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : Septembre 2010
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

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