Oz

de Maxime Chattam

Quatrième de couverture


Cap sur l’Europe ! Pour tenter de vaincre Entropia, l’Alliance des Trois s’embarque pour le vieux continent. Objectif : mettre la main sur le Cœur de la Terre. Mais c’est un pays hostile qui les attend, où les Cyniks ont asservi les enfants. Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fins ? Ou le chaos mortifère d’Entropia aura-t-il raison d’eux ? La quête de Matt, Ambre et Tobias est loin d’être terminée…

Le sentiment d'Aristide



Avec Autre-Monde, tome 5 : Oz, Maxime Chattam était attendu au tournant. En effet, j’avais lu pas mal de critiques du volume précédent dans lesquelles on lui reprochait essentiellement une histoire et des rebondissements trop semblables à ceux du premier cycle de la saga. Ce tome 5 revêtait donc une importance cruciale pour la suite, me semble-t-il.

Cette fois, c’est en partance pour l’Europe que nous retrouvons l’Alliance des Trois. Comme la plupart des lecteurs assidus de cette formidable saga, j’étais impatiente et curieuse de savoir si la Tempête avait également frappé l’Europe, et si oui, de quelle manière et quelles en étaient les conséquences. Je suis littéralement tombée sous le charme du Vaisseau-Vie construit par les Kloropanphylles – quelle merveilleuse idée ! –, et j’ai également beaucoup aimé le moyen de communication des Pans d’un continent à l’autre, ou encore l’élixir fabriqué par les Ozdults. De bien belles trouvailles, vraiment.

Attention pour les âmes sensibles, cependant, c’est le volume le plus sombre de la saga, jusque-là. Nos héros sont terriblement malmenés et l’auteur, ô combien cruel, ne les épargne pas. On ne pourra pas lui reprocher de ne pas aller au bout des choses, c’est l’auteur de thrillers qui a pris la plume, et il n’hésite pas à s’en servir. A noter également que le message écologique est toujours aussi présent et nous pousse à la réflexion. Enfin, de situation périlleuse en rebondissement inattendu, les chapitres s’enchaînent à toute allure, et on arrive au bout beaucoup trop tôt !  


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Nombre de pages : 410
Cycle : Autre-Monde, tome 5
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : Octobre 2012
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Les dragons de sa majesté

de Naomi Novik

Quatrième de couverture


Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie. Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un œuf de dragon très rare. Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n'est pas tout à fait comme les autres... Ainsi commence l'histoire d'une amitié indéfectible entre le fabuleux dragon Téméraire et son jeune pilote. Ensemble, ils vont devoir apprendre les tactiques périlleuses de la guerre aérienne. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Laurence et Téméraire se préparent à subir leur baptême du feu !

Le sentiment d'Aristide


Cela faisait quelque temps déjà que cette saga de Naomi Novik me faisait de l’œil, essentiellement à cause du mélange des genres. Car c’est au cœur des guerres napoléoniennes que l’auteur fait évoluer ses dragons, une époque que je connais somme toute assez peu, et qui, il faut bien le dire, ne m’attire pas particulièrement. C’est pourquoi je comptais sur Les dragons de sa majesté pour m’y plonger plus avant.

Ce livre fait partie de ce que j’appelle les « romans au diesel », assez longs au démarrage. Cela s’explique sans doute par le fait que c’est le premier opus de la saga, et qu’il y a forcément tout un contexte historique à mettre en place. Cela étant, c’est fait avec habileté et donc pas trop barbant. Sans compter que Naomi Novik intègre brillamment ses dragons au corps d’armée de Napoléon, avec force détails qui tous tiennent parfaitement debout.

J’ai beaucoup apprécié les passages sur la jeunesse de Téméraire, son éducation, son apprentissage, ses relations avec Laurence, et la manière dont leurs cultures se mêlent et s’entremêlent. Leurs caractères sont bien différents : Laurence, en digne fils de bonne famille du 18ième siècle qu’il est, est assez agaçant de par son petit côté « donneur de leçon » ; Téméraire quant à lui est doté d’une sagesse difficilement crédible à certains moments. Pourtant, si leur duo peut paraître bancal à première vue, il n’en est pas moins solide au final. Un peu trop peut-être, comme les événements le montreront…

Un roman plutôt agréable donc, avec un contexte historique riche, des scènes de combat inoubliables, très visuelles, et une relation que l’on voit s’épanouir peu à peu entre un homme un peu coincé et son dragon. A se demander lequel éduque l’autre ! Un bon moment de fantasy. 

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Nombre de pages : 435
Cycle : Téméraire, tome 1
Éditeur : Pocket (Fantasy)
Date de parution : Avril 2007
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

de Ruta Sepetys

Quatrième de couverture


Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique. Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

Le sentiment d'Aristide


Difficile de me résoudre à plonger dans l’univers de ce roman. Pourquoi ? Et bien parce qu’il y est question d’heures parmi les plus sombres de notre histoire européenne, celles qui ont vu la déportation au kolkhoze des populations d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. Je craignais donc l’aspect émotionnel de cet ouvrage, tout en restant persuadée qu’il me fallait le lire.

Alors je ne vais pas vous dire que ce n’est pas une histoire poignante ou bouleversante, c’est même tout le contraire, mais la bonne surprise, c’est que l’auteur ne tombe jamais dans le pathos. Son récit, même s’il s’appuie sur des recherches que l’on devine poussées, est bien rythmé et ne souffre d’aucune des longueurs que l’on craint généralement lorsqu’on aborde un ouvrage dont la trame a une base historique. L’équilibre entre les descriptions, qui ne s’égarent pas dans le détail qui mettrait mal à l’aise, et les dialogues est juste parfait.

Quant aux personnages, j’ai été extrêmement touchée par leur courage, leur combativité, leur détermination, leur envie de vivre, tout simplement, et j’imagine combien il en faut dans pareilles circonstances. Pourtant, nul n’est tout blanc ou tout noir, et l’auteur en a parfaitement tenu compte. Tous ont une histoire, un passé, qui ont forgé leur caractère et leurs convictions.

A lire, pour le devoir de mémoire, pour qu’on n’oublie jamais cette part méconnue de l’histoire.

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Nombre de pages : 412
Cycle : Aucun
Éditeur : Gallimard (Scripto)
Date de parution : Octobre 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Nuit noire, étoiles mortes

de Stephen King

Quatrième de couverture


1922 : Un fermier du Nebraska assassine sa femme avec la complicité de leur fils pour l'empêcher de vendre sa propriété à un éleveur de porcs. Le début d'une véritable descente aux enfers dans un univers de violence et de paranoïa.
Grand Chauffeur : Un auteur de polar se fait violer sauvagement au bord d'une route. Rendue à moitié folle par l'agression, elle décide de se venger elle-même de l'homme et de son effrayante complice...
Extension Claire : Un homme atteint d'un cancer, fait un pacte faustien avec un inconnu : en échange d'un peu de vie, il vend un ami d'enfance dont il a toujours été jaloux pour souffrir (ô combien !) à sa place...
Bon Ménage : Une femme découvre par hasard qu'elle vit depuis plus de vingt ans aux côtés d'un tueur en série. Que va-t-il se passer maintenant qu'il sait qu'elle sait...

Le sentiment d'Aristide


Nuit noire, étoiles mortes... C'est dans un drôle d'univers que je me suis aventuré cette fois à la recherche d'Archibald. L'auteur, du nom de Stephen King, seigneur d'une obscure petite province du Maine, est réputé être un maître de l'horreur, mais il est ici question d'horreur psychologique, avec des histoires dont les évènements m'ont mis terriblement mal à l'aise, avec l'étrange sensation d'être un voyeur observant la déchéance de gens a priori parfaitement normaux.

La première histoire était celle d'un fermier entraînant son fils unique dans l'assassinat de son épouse pour quelques arpents de terre dont elle était propeiétaire et qu'elle désirait vendre. Un récit qui m'a semblé un peu longuet, je n'ai pas su m'attacher aux protagonistes. Il était pourtant intéressant de voir comment ce brave homme travailleur pouvait basculer dans une espèce de folie meurtrière et réveiller sa part de ténèbres. Intéressant, et carrément morbide, il faut bien le dire !

Dans Grand chauffeur, à ma grande honte, je n'ai pas réussi à me défaire d'une sorte d'admiration pour cette femme qui décide de se faire justice elle-même en se vengeant de l'homme qui l'a violée et de son écœurante complice. Tout en moi me criait pourtant que c'était mal, que ce n'était absolument pas un exemple à suivre pour Archi ! Mais l'effrayante précision de l'auteur à retranscrire les émotions de son héroïne m'a tout bonnement fait basculer dans cette histoire.

Les deux dernières nouvelles sont plus classiques, bien que l'immoralité de la première puisse s'avérer choquante. Comment se débarrasser de la malédiction qui pèse sur soi en la refilant à son meilleur ami ! Sans le moindre scrupule, sans le moindre regret en plus. Cette histoire avait quelque chose d'extrêmement réjouissant, j'ai presque honte à nouveau de le reconnaître.

Un recueil équilibré dans lequel j'aurais préféré ne trouver aucune trace de mon jeune acolyte. Tout cela n'est pas de son âge... Mais à vous, je vous le conseille vivement ! Je l'ai moi même découvert en compagnie de : Kahlan, Tous les livres, Tiffany, Jolly Roger, Piplo, Lysandre...

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Nombre de pages : 483
Cycle : Aucun
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : Mars 2012
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Le cercle des huit

de Daniel Handler

Quatrième de couverture


Flannery Culp essaie, avec ses amis, de supporter le stress de sa dernière année de lycée. Accusée de satanisme et incarcérée pour meurtre, elle reprend son journal depuis sa prison : un amour de vacances, des professeurs tyranniques, les rumeurs du lycée, l’absinthe et la soirée d’Halloween où tout a commencé sont comme un tableau des démons qui rôdent dans la vie des adolescents.

Le sentiment d'Aristide


Vous ne connaissez pas Daniel Handler ? Hum… peut-être alors connaissez-vous Lemony Snicket, le pseudonyme utilisé par l’auteur pour publier sa saga des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire ? C’est du pareil au même, sauf qu’il n’est pas ici question de littérature pour enfant, mais d’un thriller qui se présente sous la forme du journal intime d’une adolescente sur fond de meurtre et de rituel sataniste. De quoi piquer ma curiosité…

Ça commence comme le récit banal de la petite vie d’un groupe de jeunes, le fameux Cercle des Huit, qui entament leur dernière année de lycée. La particularité quand même, c’est que l’histoire nous est contée par le biais du journal intime de Flannery, laquelle est en prison pour meurtre. Si les journaux intimes deviennent presque courants dans la littérature jeunesse, j’ai quand même trouvé intéressant ici le fait que l’héroïne l’annote pour faire éclater la vérité. Ça rend les choses plus réalistes. Mais revenons-en à l’histoire !

Le Cerlce des Huit forme un clan uni qui n’apprécie pas spécialement l’irruption de qui que ce soit en son sein, et d’emblée, on assiste aux dérives que cela peut entraîner, des ragots plus ou moins innocents au phénomène d’influence et à la consommation de produits illégaux. Adam, celui qui va mourir – oui, on le sait dès le début du roman, ça n’a rien d’un scoop ! – est une pièce rapportée, et à ce titre, il apparaît d’emblée comme vulnérable. Les personnages sont ambigüs, voire même carrément dépravés pour certains, et on assiste, impuissants, à la mise en abyme de Flannery, très influençable. La tension monte peu à peu, et on est certain d’une chose : ça va très mal tourner.

J’ai adoré l’histoire, et la manière dont l’auteur examine au microscope les comportements de ces ados qui évoluent sous l’influence du groupe. J’ai un peu moins apprécié la forme, l’utilisation du journal rendant certains passages un peu redondants, et au final lassants. Mais ce livre m’a surprise, je ne m’attendais pas du tout à ça, et pour cette originalité, je vous le recommande.

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Nombre de pages : 531
Cycle : Aucun
Éditeur : Galaade
Date de parution : Janvier 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

Les âmes vagabondes

de Stephenie Meyer

Quatrième de couverture


Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Petit à petit, les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. La quasi-totalité de l’humanité a ainsi succombé. Melanie Stryder fait partie du dernier groupe d’hommes libres. Lorsqu’elle est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme exceptionnelle qui a déjà connu plusieurs corps. Elle sait les difficultés d’envahir un humain hostile : les émotions dévastatrices, le tumulte des sens, les souvenirs trop vifs. Et Vagabonde rencontre un obstacle supplémentaire : l’esprit de l’ancienne propriétaire résiste. L’âme explore les souvenirs de Melanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent les derniers résistants humains. Mais à la place de ces informations, Melanie submerge Vagabonde par les images de l’homme qu’elle aime – Jared, un humain encore en cavale. Incapable de se dissocier des pulsions de son corps d’emprunt, Vagabonde commence à aimer l’homme qu’elle est censée livrer aux autorités. Face aux pressions extérieures, Melanie et Vagabonde se retrouvent alliées malgré elles ; commence alors pour elles la quête incertaine et périlleuse de cet homme dont elles sont toutes deux amoureuses.

Le sentiment d'Aristide


Je connaissais et appréciais Stephenie Meyer dans le registre de la littérature vampirique pour ados, Twilight en un mot. J’étais donc curieuse de me plonger dans ce roman présenté comme de la science-fiction pour adulte. Curieuse, mais un peu sceptique aussi, je l’avoue, parce que la science-fiction et moi, ça fait carrément deux ! Pourtant, Les âmes vagabondes s’est révélée être une très agréable surprise.

Si le départ est un peu longuet, il est vrai, j’ai ensuite eu beaucoup de mal à m’en décrocher. J’ai aimé Mélanie, et la manière dont elle lutte pour ne rien lâcher, pour conserver le contrôle de son corps et de ses émotions. J’ai aimé Vagabonde, et ses préjugés sur l’espèce humaine, préjugés qu’elle est contrainte et forcée, en fréquentant les hommes, de revoir à la baisse. J’ai aimé la façon dont l’auteur navigue entre les deux, sans réel parti pris, en mettant en relief les points forts et les points faibles de chacune de ces deux espèces en guerre.

Si vous êtes à la recherche de science-fiction pure, passez votre chemin. C’est encore une histoire de sentiments que Stephenie Meyer nous propose là, et elle excelle dans ce domaine, c’est désormais une certitude pour moi. Tout sonne terriblement juste, vrai. Le propos n’a rien de pesant, et pourtant il prête à réfléchir. Alors bien sûr, certaines situations et certains personnages sont un peu clichés, mais je me suis laissée embarquer.

Seule la fin m’a paru un peu tirée par les cheveux, comme si finalement, l’auteur avait choisi la facilité, faute de mieux. Mais cela n’a heureusement pas suffi à gâcher ma lecture… Une histoire de tolérance, d’amour, d’amitié, mais rien de moralisateur, c’est tout en finesse. Rien que du plaisir !

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Nombre de pages : 617
Cycle : Aucun
Éditeur : Jean-Claude Lattès
Date de parution : Octobre 2008
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

La décrue

de Robin Hobb

Quatrième de couverture


À la suite de la crue catastrophique qui a frappé l’expédition, les survivants se retrouvent et s’efforcent de reconstituer un groupe cohérent, malgré les disparitions ; de nouvelles relations se forment, inattendues ou inespérées, d’autres poursuivent une évolution cahoteuse et malaisée, comme les dragons malformés qui continuent de grandir et de rêver de devenir un jour les maîtres du ciel, de la terreur et de la mer. Dans un volume riche en surprises et en rebondissements, Robin Hobb approfondit encore sa peinture des humains, des dragons et de leurs relations difficiles, mais porteuses d’espoir en avenir meilleur.

Le sentiment d'Aristide


Robin Hobb est bien connue des amateurs de fantasy, d’une part pour le vaste univers qu’elle a su créer, que ce soit dans la saga de L’assassin royal ou dans celle des Aventuriers de la mer, mais aussi parce qu’elle a un véritable don pour imaginer des personnages hauts en couleurs, complexes et attachants. Cette fois encore, elle ne déroge pas à la règle, et si on peut peut-être reprocher aux Cités des Anciens un certain manque d’originalité, on ne peut lui enlever l’aboutissement de ces personnages.

Ici, qu’ils soient dragons ou humains, tous sont si aboutis qu’ils en paraissent réels. On n’a aucun mal à imaginer rencontrer dans la vraie vie des personnes qui leur ressemblent, dotées des mêmes traits de caractère. Depuis le début de leur épopée, dragons et gardiens évoluent sans cesse, ballottés par des évènements qui les dépassent et influent directement sur leur personnalité. Ils changent, mûrissent, et certains vont oser se révéler, tant à leurs propres yeux qu’à ceux des autres, nous surprenant agréablement parfois.

Ne cherchez pas beaucoup d’action dans La décrue, c’est un roman qui m’a semblé être de transition, où l’auteur s’est concentré sur ses personnages et leur manière de percevoir leur situation, de la vivre et de s’y adapter, de la surmonter au final. Car finalement, n’est-ce pas le plus important, bien plus que de retrouver cette illusoire cité de Kelsingra ? Un roman qui m’a beaucoup plu, où j’ai retrouvé le style sans faille de Robin Hobb. A présent, et comme toujours, j’attends la suite avec impatience !

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Nombre de pages : 362
Cycle : Les cités des anciens, tome 4
Éditeur : Pygmalion
Date de parution : Octobre 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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