La décrue

de Robin Hobb

Quatrième de couverture


À la suite de la crue catastrophique qui a frappé l’expédition, les survivants se retrouvent et s’efforcent de reconstituer un groupe cohérent, malgré les disparitions ; de nouvelles relations se forment, inattendues ou inespérées, d’autres poursuivent une évolution cahoteuse et malaisée, comme les dragons malformés qui continuent de grandir et de rêver de devenir un jour les maîtres du ciel, de la terreur et de la mer. Dans un volume riche en surprises et en rebondissements, Robin Hobb approfondit encore sa peinture des humains, des dragons et de leurs relations difficiles, mais porteuses d’espoir en avenir meilleur.

Le sentiment d'Aristide


Robin Hobb est bien connue des amateurs de fantasy, d’une part pour le vaste univers qu’elle a su créer, que ce soit dans la saga de L’assassin royal ou dans celle des Aventuriers de la mer, mais aussi parce qu’elle a un véritable don pour imaginer des personnages hauts en couleurs, complexes et attachants. Cette fois encore, elle ne déroge pas à la règle, et si on peut peut-être reprocher aux Cités des Anciens un certain manque d’originalité, on ne peut lui enlever l’aboutissement de ces personnages.

Ici, qu’ils soient dragons ou humains, tous sont si aboutis qu’ils en paraissent réels. On n’a aucun mal à imaginer rencontrer dans la vraie vie des personnes qui leur ressemblent, dotées des mêmes traits de caractère. Depuis le début de leur épopée, dragons et gardiens évoluent sans cesse, ballottés par des évènements qui les dépassent et influent directement sur leur personnalité. Ils changent, mûrissent, et certains vont oser se révéler, tant à leurs propres yeux qu’à ceux des autres, nous surprenant agréablement parfois.

Ne cherchez pas beaucoup d’action dans La décrue, c’est un roman qui m’a semblé être de transition, où l’auteur s’est concentré sur ses personnages et leur manière de percevoir leur situation, de la vivre et de s’y adapter, de la surmonter au final. Car finalement, n’est-ce pas le plus important, bien plus que de retrouver cette illusoire cité de Kelsingra ? Un roman qui m’a beaucoup plu, où j’ai retrouvé le style sans faille de Robin Hobb. A présent, et comme toujours, j’attends la suite avec impatience !

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 362
Cycle : Les cités des anciens, tome 4
Éditeur : Pygmalion
Date de parution : Octobre 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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