Les dragons de sa majesté

de Naomi Novik

Quatrième de couverture


Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie. Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un œuf de dragon très rare. Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n'est pas tout à fait comme les autres... Ainsi commence l'histoire d'une amitié indéfectible entre le fabuleux dragon Téméraire et son jeune pilote. Ensemble, ils vont devoir apprendre les tactiques périlleuses de la guerre aérienne. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique. Laurence et Téméraire se préparent à subir leur baptême du feu !

Le sentiment d'Aristide


Cela faisait quelque temps déjà que cette saga de Naomi Novik me faisait de l’œil, essentiellement à cause du mélange des genres. Car c’est au cœur des guerres napoléoniennes que l’auteur fait évoluer ses dragons, une époque que je connais somme toute assez peu, et qui, il faut bien le dire, ne m’attire pas particulièrement. C’est pourquoi je comptais sur Les dragons de sa majesté pour m’y plonger plus avant.

Ce livre fait partie de ce que j’appelle les « romans au diesel », assez longs au démarrage. Cela s’explique sans doute par le fait que c’est le premier opus de la saga, et qu’il y a forcément tout un contexte historique à mettre en place. Cela étant, c’est fait avec habileté et donc pas trop barbant. Sans compter que Naomi Novik intègre brillamment ses dragons au corps d’armée de Napoléon, avec force détails qui tous tiennent parfaitement debout.

J’ai beaucoup apprécié les passages sur la jeunesse de Téméraire, son éducation, son apprentissage, ses relations avec Laurence, et la manière dont leurs cultures se mêlent et s’entremêlent. Leurs caractères sont bien différents : Laurence, en digne fils de bonne famille du 18ième siècle qu’il est, est assez agaçant de par son petit côté « donneur de leçon » ; Téméraire quant à lui est doté d’une sagesse difficilement crédible à certains moments. Pourtant, si leur duo peut paraître bancal à première vue, il n’en est pas moins solide au final. Un peu trop peut-être, comme les événements le montreront…

Un roman plutôt agréable donc, avec un contexte historique riche, des scènes de combat inoubliables, très visuelles, et une relation que l’on voit s’épanouir peu à peu entre un homme un peu coincé et son dragon. A se demander lequel éduque l’autre ! Un bon moment de fantasy. 

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 435
Cycle : Téméraire, tome 1
Éditeur : Pocket (Fantasy)
Date de parution : Avril 2007
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

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