Le livre perdu des sortilèges

de Deborah Harkness

Quatrième de couverture


Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Le sentiment d'Aristide


Deborah Harkness est professeur d’histoire à l’université, il était donc assez logique que son premier roman, Le livre perdu des sortilèges, soit étayé de nombreuses références historiques, et c’est avant tout ce qui m’a plu dans ce roman. L’héroïne, Diana Bishop, est issue d’une longue lignée de puissantes sorcières, mais depuis la mort de ses parents, elle rejette en bloc tout ce qui se rapporte à la magie. Jusqu’au jour où elle ouvre, un peu par hasard, un parchemin ensorcelé : l’Ashmole 782. A partir de cet instant, sa vie va basculer…

J’ai adoré l’atmosphère qui se dégage de ce roman : le charme désuet d’un autre temps, un parfum de mystère non dénué de menace, un univers très abouti qui mêle habilement notre réalité, notre histoire, à un monde imaginaire peuplé de créatures surnaturelles. Deborah Harkness maîtrise parfaitement son sujet, tout est parfaitement documenté, et les références historiques sont nombreuses, accentuant le réalisme des événements. Les protagonistes sont franchement sympathiques, on se prend bien vite d’affection pour eux, y compris les personnages secondaires.

Le seul bémol que je trouve à ce roman, c’est l’importance que tient l’histoire d’amour entre cette sorcière et ce vampire. Trop « fleur bleue », même pour moi, à la limite de la mièvrerie par moments et c’est vraiment dommage. J’aurais préféré davantage de références à ce fameux livre perdu des sortilèges, point de départ de cette intrigue mais finalement presque inexistant dans la suite, davantage de sorcellerie aussi. Malgré tout, j’en ressors charmée et c’est sans la moindre hésitation que je lirai la suite, car de nombreuses questions restent sans réponse.

Un très bon roman. Je me suis laissée embarquer sans la moindre difficulté, et j’ai d’autant plus hâte de lire la suite qu’elle nous fait remonter loin dans le temps, à l’époque de la chasse aux sorcières…

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Nombre de pages : 517
Cycle : Le livre perdu des sortilèges, tome 1
Éditeur : Orbit
Date de parution : Mai 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Le Puits de l'Ascension

de Brandon Sanderson

Quatrième de couverture


Le Seigneur Maître est tombé. La guerre peut commencer. En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible. À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste, doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir. Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?

Le sentiment d'Aristide


J’ai découvert Brandon Sanderson avec L’Empire Ultime, le premier tome de la saga Fils-Des-Brumes dont voici la suite. Déjà à l’époque, j’avais remarqué la tendance de l’auteur au « bavardage », certains passages m’ayant semblé un petit peu longs, mais le roman en lui-même était une telle révélation pour moi que je lui pardonnai volontiers. Malheureusement, ce défaut de la première heure, loin de s’effacer au profit de l’intrigue, ne fait ici que s’accentuer, et très sincèrement, c’est trop.

Le Puits de l’Ascension, c’est l’histoire d’une reconstruction, et l’idée en elle-même était plutôt bonne. Il est intéressant, pour une fois, d’avoir un aperçu de ce qui se passe après le renversement du pouvoir en place. Les « gentils » feront-ils réellement mieux que les « méchants » ? Intéressant en effet, à condition d’avoir réellement quelque chose à dire. Parce qu’en l’occurrence, il ne se passe rien. Trois armées siègent aux portes de la cité, et que fait Elend ? Rien ! Il attend, subissant un relooking en règle pour tenter d’en imposer à son peuple. Que fait Vin ? Rien ! Elle arpente les brumes à l’infini, sans rien apprendre de plus sur sa condition de Fille-des-Brumes.

Vraiment, je n’ai pas compris. Pourquoi écrire pareil pavé quand on n’a rien à dire ? Je reconnais néanmoins qu’il y a quelques petites choses intéressantes dans ce roman, en particulier ce qu’on apprend des ferrochimistes avec Sazed, ou encore des kandras avec Ore-Sœur, mais pas de quoi asseoir tout un récit. Quant au dénouement de cette intrigue inexistante, il relève à peine le niveau : une partie tombe comme un cheveu sur la soupe et m’a plongée dans un abîme de perplexité, l’autre, celle qui concerne le devenir d’Elend, est tellement télescopée que c’en est affligeant.

Une grosse grosse déception pour moi, qui remet carrément en cause ma lecture du dernier tome de la trilogie. Quand je pense à toutes les critiques élogieuses que j’ai lues sur ce roman, je reste profondément sceptique...

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Nombre de pages : 726
Cycle : Fils-des-Brumes, tome 2
Éditeur : Orbit
Date de parution : Octobre 2010
Souvenirs de voyage : ♥ ♥

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