L'âge des miracles

de Karen Thompson Walker

Quatrième de couverture


Et si nos journées commençaient à s'allonger, d'abord de quelques minutes, puis de plusieurs heures, jusqu'à ce que le jour devienne la nuit et la nuit le jour ? Une journée d'octobre apparemment comme les autres, l'humanité découvre avec stupeur que la rotation de la Terre a ralenti. Les jours atteignent progressivement 26, 28 puis 30 heures. Tandis que certains voient dans ce changement inexpliqué un signe que la fin est proche et cèdent à la panique, d'autres, au contraire, s'accrochent coûte que coûte à leur routine, comme pour nier l'évidence. Bientôt, la gravité est modifiée et certaines personnes sont touchées par un syndrome provoquant des malaises à répétition, les oiseaux sont désorientés et s'écrasent, les marées se dérèglent et les baleines s'échouent... En Californie, Julia est le témoin de ce bouleversement, et de ses conséquences sur la communauté, sa famille, et elle-même. Adolescente à fleur de peau, elle entre dans l'âge où son corps, son rapport aux autres et sa vision du monde changent : l'âge des miracles.

Le sentiment d'Aristide


Je ne suis généralement pas très fan de tout ce qui relève de la littérature jeunesse, et L'âge des miracles ne fait pas exception à la règle. Je l'ai lu parce qu'il s'agissait de la lecture commune du mois d'octobre sur l'Imag'In Café, mais on ne peut vraiment pas dire que j'ai adoré. Pourquoi ? Essentiellement parce qu'on suit l'histoire au travers des yeux d'une jeune fille de douze ans, dont les préoccupations sont, et c'est bien normal, très éloignées de la femme de quarante piges que je suis !

Le quatrième de couverture m'avait intriguée, pourtant, cette histoire de journées qui s'allongent et tous les bouleversements que cela peut entraîner... Tous ces aspects concernant la vie après le ralentissement de la rotation de la Terre m'ont grandement intéressée. J'ai beaucoup aimé le parallèle entre ceux qui acceptent de vivre selon les nouvelles lois de la nature, et ceux qui s'y refusent, ainsi que la défiance qui va naître entre ces deux factions. En revanche, tout ce qui concerne Julia elle-même, ses parents, son amourette, tout cela m'a ennuyée au plus haut point.

J'imagine pourtant que les relations préalablement établies entre les gens doivent sacrément évoluer dans ce genre de circonstances, mais en dehors des réactions de la mère de Julia, qui ont quand même réussi à trouver un écho en moi, les autres ne m'ont guère convaincue. Les choses évoluent lentement, trop peut-être, jusqu'à ce moment, une dizaine d'années plus tard, où Julia nous raconte son histoire. Et rien n'est réellement résolu alors, ni dans un sens ni dans l'autre, ça a fini de me frustrer ! Tout comme les remarques qui laissent entrevoir la manière dont les choses vont tourner, d'ailleurs.

Du bon et du mauvais donc, mais une lecture qui ne restera sans doute pas très longtemps dans ma mémoire !

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 244
Cycle : Aucun
Éditeur : Presses de la Cité
Année de parution : 2012
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

up