Le cimetière des histoires perdues

de Frédéric Mars

Quatrième de couverture


Lara Scott, 15 ans, vit sur l'île de Hometone, une île du Pacifique nord qui ne figure sur aucune carte ni relevé satellite. Là, vit dans le plus grand secret une communauté d'enfants et d'adolescents qui accomplit la plus incroyable des missions : écrire l'histoire de l'humanité toute entière, la vie de chacun d'entre nous, telle qu'elle va bientôt se dérouler. Leur nom ? Les Ecriveurs ! Mais de ce pouvoir immense découle des luttes intestines dantesques, que Lara va tenter de résoudre.

Le sentiment d'Aristide


J’avais beaucoup aimé La cité lumineuse, roman jeunesse de Frédéric Mars, atypique et au thème original même si les péripéties étaient un peu prévisibles pour l’adulte que je suis. Suffisamment en tous cas pour avoir envie de poursuivre l’aventure avec Lara. C’est pourquoi quand Frédéric Mars nous a proposé de lire ce second volume par l’intermédiaire de l’Imag’In Café, je n’ai pas hésité. Je tiens donc, d'ores et déjàs à remercier Frédéric et Kahlan pour cette opportunité.

Parlons du contenant, pour commencer. J’ai reçu Le cimetière des histoires perdues en version numérique, cette suite étant auto éditée par l’auteur lui-même, et pour le moment uniquement disponible sur Amazon. Ce n’était pas un problème en soi, puisque je suis équipée d’une liseuse depuis un petit moment et puis j’étais prévenue, mais le .pdf n’est pas le format le plus aisément manipulable, il faut bien le reconnaître. Pourtant, ce qui m’a surtout gênée, ce sont les fautes d’orthographe et les inversions de mots qui parsèment encore le texte. J’espère que Frédéric ne m’en voudra pas de le signaler ici, mais je veux être parfaitement sincère.

Pour ce qui est du contenu, en revanche, rien à redire. J’ai retrouvé la jeune Lara avec grand plaisir, j’ai partagé sa découverte du rôle et des responsabilités d’un Ecriveur, je l’ai accompagnée dans sa quête à travers les 700 merveilles, je me suis interrogée avec elle à propos du mystérieux ¿. En bref, je me suis laissée embarquer par cette histoire pleine de rebondissements. J’ai également beaucoup aimé l’aspect politique du récit, le fait d’avoir le point de vue des dirigeants de la cité lumineuse, et d’assister à leurs manigances. J’ai trouvé cette histoire plus aboutie que la précédente qui faisait un petit peu figure de prologue. Là, le décor est posé, on est au cœur de l’histoire.

Alors bien sûr, il reste des questions sans réponse et c’est bien normal puisque la saga ne s’arrête pas là. Je suis convaincue que ¿ n’en a pas fini avec Lara et qu’on entendra encore parler de lui. D’ici là, je vous invite à découvrir Les Ecriveurs. Conseillez-le à vos ados, ils tomberont sans doute sous le charme, eux aussi.

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 267
Cycle : Les Ecriveurs
Éditeur : Auto-édition
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Les voies d'Anubis

de Tim Powers

Quatrième de couverture


Vraiment, pourquoi Brendan Doyle, jeune professeur californien, aurait-il refusé de faire à Londres cette conférence payée à prix d'or? Comment deviner que l'attend la plus folle et la plus périlleuse des aventures ? Voyez plutôt : à peine arrivé, le voici précipité, par une mystérieuse brèche temporelle, dans les bas-fonds de Londres. De Londres en 1810 ! Sorciers, sectes et rumeurs de loup-garou ... Et, nul doute, quelqu'un cherche à l'enlever sinon à le tuer ! Au hasard de sa fuite, Doyle régressera jusqu'en 1685 puis sera projeté dans l'Égypte de 1811 où des magiciens vénèrent encore le dieu Anubis. Traqué, maintes fois capturé et toujours s'échappant, il cherche à corps perdu la "brèche" du retour.

Le sentiment d'Aristide


Les voies d'Anubis est une histoire de voyage temporel, un voyage qui entraîne Brendan Doyle, le héros, dans le Londres du 19ème siècle où la magie se mêle à de célèbres personnages de la littérature anglaise. Un Londres fort bien décrit, au demeurant, peuplé de créatures pour le moins pittoresques allant du nain tout droit sorti du laboratoire d'un savant fou au clown monté sur échasses, ou encore au mage égyptien au service de son dieu ou au loup-garou qui saute de corps en corps. Autant de figures marquantes...

Malgré tout, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. A cause du style de l'auteur, pour commencer, qui nous propose des phrases à rallonge dont on a oublié le début quand on arrive à la fin. Mais aussi parce que l'intrigue met énormément de temps à se mettre en place. Au final, elle est plutôt bien ficelée, et le voyage dans le temps de notre héros aura des implications que l'auteur intègre brillamment, sans céder à la facilité du paradoxe temporel. Cependant la première moitié du livre m'aura été fort laborieuse.

D'autant plus que Brendan Doyle n'est pas doté d'un charisme exceptionnel. C'est un personnage assez fade, un héros tellement quelconque qu'on a bien du mal à s'y attacher. A l'opposé des autres protagonistes qui, eux, sont tellement étranges qu'ils m'ont longtemps laissée perplexe. Bref, un roman à l'intrigue de qualité, parsemé de belles idées, mais d'abord assez difficile et qui n'a jamais suscité chez moi la moindre addiction. En un mot : fastidieux !

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 476
Cycle : Aucun
Éditeur : Bragelonne
Année de parution : 1986
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

La conjuration primitive

de Maxime Chattam

Quatrième de couverture


Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre. Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? Et si c’était un jeu ? Mais très vite, l’Hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition. Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre. De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration Primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.

Le sentiment d'Aristide


Pour moi, l’un des meilleurs romans de Maxime Chattam ! L’auteur nous plonge ici dans une intrigue particulière glauque, où tous les ingrédients sont réunis pour nous faire froid dans le dos. Lors de son passage à Paris tout récemment, Stephen King expliquait qu’il lui est somme toute facile de déclencher nos peurs : il lui suffit de créer des personnages auxquels on s’attache et de les mettre dans une situation difficile. Ici, Chattam utilise la même ficelle, mais pas que !

En effet, les héros de cette histoire sont des gendarmes qui enquêtent sur un, puis deux, puis trois meurtres perpétrés d’atroce manière par des tueurs qui signent leur « œuvre » d’un énigmatique *e. Des meurtres à la limite du soutenable, où les descriptions ne laissent rien au hasard. Maxime Chattam a travaillé son sujet et ses décors, c’est flagrant, et ça rend les choses d’autant plus réalistes. Tout est très visuel, un peu à la manière d’un film, le tempo est extrêmement soutenu, on n’arrive plus à s’arrêter de lire, c’est atroce !

Les personnages sont attachants, d’autant plus que l’auteur ne les épargne pas et que l’on compatit forcément à ce qui leur arrive. C’est comme si l’on se glissait sous leur peau pour vivre cette enquête de l’intérieur, une terrible immersion qui nous laisse tout tremblant par les extrémités qu’elle atteint. Un véritable coup de cœur dont j’attends la suite avec la plus vive impatience.

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 462
Cycle : Aucun
Éditeur : Albin Michel
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

up