Le vol des dragons

de Robin Hobb

Quatrième de couverture


Les dragons et leurs gardiens dévoués ont enfin trouvé la cité perdue de Kelsingra. Les créatures magiques ont appris à utiliser leurs ailes et rentrent dans leur héritage, tandis que les humains changent eux aussi. Leurs liens avec leurs dragons s'approfondissant, Thymara, Tatou, Kanaï et même Sédric, le plus improbable des gardiens, commencent à se transformer en magnifiques Anciens, dotés de traits exquis qui reflètent les dragons qu'ils servent. Mais si les humains ont exploré les rues désertes et les immenses édifices de Kelsingra, ils n'ont pas découvert les légendaires puits d'argent dont les dragons ont besoin pour leur santé et leur existence. Des ennemis approchent, et les gardiens vont devoir s'immerger dans les souvenirs d'Anciens disparus depuis des éternités, au risque d'en devenir dépendants, pour y puiser les indices nécessaires à leur survie.

Le sentiment d'Aristide


C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé tous les personnages de cette saga qui touche à sa fin puisque Le vol des dragons en est l’avant-dernier tome. Ici, on a vraiment l’impression que la trame de l’histoire se déploie enfin, même si les différents fils directeurs commencent à converger vers un dénouement que l’on commence à redouter.

Kelsingra est au cœur du récit, mais la menace qui pèse sur elle se fait aussi de plus en plus précise. Elle se dévoile peu à peu dans toute sa grandeur déchue, magnifique et mélancolique tout à la fois. Les dragons n’y sont pas pour rien d’ailleurs ; en redevenant les maîtres du ciel, ils retrouvent leur majesté, deviennent enfin ce qu’ils sont censés être : des créatures imposantes et grandioses, puissantes, que l’on craint autant qu’on les aime.

Dans ce roman, j’ai particulièrement apprécié les références aux autres sagas de l’auteur : les personnages des Aventuriers de la Mer, dont il est agréable d’avoir des nouvelles, mais surtout l’Argent, la magie de l’Assassin Royal. Tout se recoupe et donne une bien belle cohérence à l’univers de Robin Hobb, lui apportant plus de profondeur encore, plus de richesse. J’ai moins aimé les passages se déroulant en Chalcède avec Selden en revanche. On se demande un peu ce que ça vient faire là, et puis Selden ne m’a jamais beaucoup intéressée.

Un 7ième tome que j’ai finalement dévoré. Je sais bien que je devrais faire durer, car la série approche de son dénouement et que ce me sera un véritable crève-cœur que de tous les quitter, mais je n’y arrive pas. Quand j’ai un Robin Hobb dans les mains, il ne fait généralement pas long feu ! Bref, un des meilleurs tomes des Cités des Anciens.

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 335
Cycle : Les Cités des Anciens
Éditeur : Pygmalion
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Un avion sans elle

de Michel Bussi

Quatrième de couverture


Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de 3 mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l'histoire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masquent tombent...

Le sentiment d'Aristide


Premier roman de Michel Bussi, dont je découvrais la plume à l’occasion d’une lecture commune organisée sur l’Imag’In Café, Un avion sans elle est un roman addictif, un suspens suffisamment haletant pour que l’on répugne à poser son livre, serait-ce pour aller bosser ou nourrir sa petite famille ! Ne vous attendez pas à un polar noir, ou à un thriller un peu gore, ce n’est pas du tout ça. S’il s’agit bel et bien d’une enquête policière, d’un roman plein de rebondissements et de suspens, c’est également une véritable quête d’identité.

Le style de Michel Bussi est très agréable, faute d’être extrêmement recherché, mais je préfère ça, personnellement. Il alterne les points de vue, nous faisant découvrir les dessous de l’enquête à travers le regard de Marc, le frère aîné supposé de la jeune Libellule, et sa lecture du carnet d’enquête du détective privé Crédule Grand-Duc. Palpitant, on comprend bien pourquoi ce roman a tant fait parler de lui lors de sa sortie ! Les traits de caractère des personnages sont un peu trop appuyés à mon goût, ce qui les rend très prévisibles, mais ils restent attachants, y compris l'instable Malvina.

Quête d'identité tout autant que de vérité, Un avion sans elle aborde, sous couvert de l'enquête, des thèmes intéressants et profonds. Peut-on grandir et s'épanouir complètement quand on ne sait pas précisément d'où l'on vient ? Comment élever un enfant avec lequel on ne partage pas les liens du sang ? L'argent peut-il réellement tout acheter ? Doit-on protéger à tout prix son enfant, y compris de la vérité ? Il est même question d'inceste ! Un petit côté psychologique qui m'a agréablement changée des thrillers sanglants que je lis habituellement.

Un roman à découvrir, un page-turner plein de suspens et d'humanité.

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 573
Cycle : -
Éditeur : Pocket
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

Le héros des siècles

de Brandon Sanderson

Quatrième de couverture


Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître. Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.

Le sentiment d'Aristide


Il aura fallu attendre la toute fin de la trilogie Fils-des-Brumes pour mesurer l’ampleur du talent de Brandon Sanderson. J’avais adoré le premier tome, mais trouvé le second un petit peu laborieux à lire, pas inintéressant, mais long, terriblement long, et sans raison particulière. Mais Le héros des siècles voit converger tous les éléments, tous sans la moindre exception, qui nous restaient obscurs, chacun trouve sa place, et quelle place !

L’auteur m’a véritablement bluffée, dans le sens où l’on se rend très bien compte ici que, dès le commencement de la saga, il avait une idée extrêmement précise de ce vers quoi il voulait aller. L’univers est complexe, très riche, avec des peuples bien à lui, une magie bien à lui. Chaque tome est plus ou moins consacré à une forme de magie différente, toutes dérivées de la magie des métaux. Ici, on découvre l’hémalurgie. On apprend aussi les origines des Koloss, des Kandras et même des Inquisiteurs. Tout s’explique, tout se recoupe, c’est très agréable.

L’identité de ce fameux héros dont on a jusqu’ici déjà beaucoup entendu parler nous est également enfin révélée. Alors c’est vrai, j’avais fini par deviner de qui il s’agissait, mais malgré tout, l’auteur nous réserve quelques surprises, qui sont toujours bienvenues. Certains lui reprocheront sans doute l’aspect trop mystique de son dénouement, mais n’a-t-il pas été question de divinité tout le long de la saga ? Cela reste cohérent.

Au final, une saga tellement bien maîtrisée qu’il serait fort dommage de passer à côté. Brandon Sanderson a de la verve, c’est sûr, et certains passages sont un petit peu longs, mais il est doté d’une grande inventivité et d’un don véritable pour nous mener par le bout du nez. Pour les amateurs d’une Fantasy où orcs, elfes et autres créatures devenues tellement classiques n’ont pas leur place, une Fantasy originale, riche et maîtrisée.

Pour plus d'informations


Nombre de pages : 672
Cycle : Fils-des-Brumes, tome 3
Éditeur : Orbit
Année de parution : 2011
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥

up