Bird Box

de Josh Malerman

Quatrième de couverture


Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Le sentiment d'Aristide


Le récit de Bird Box s’articule autour de deux trames narratives. Le présent, qui nous montre Malorie sur le point de quitter sa maison en compagnie de ses enfants, pour affronter enfin le monde extérieur et sa menace invisible ; et le passé, qui se déroule avant la naissance des enfants, et qui nous explique comment tout a commencé, et comment Malorie en est arrivée là.

Comme beaucoup, je n’ai pas été passionnée par les chapitres se déroulant sur la rivière, mais il faut reconnaître qu’ils génèrent une certaine tension essentiellement due au fait qu’aucun des trois ne peut anticiper le moindre des écueils qui se trouveraient sur leur chemin. Les autres chapitres, ceux qui se déroulent dans le passé, sont à mon sens les plus réussis. Les situations sont angoissantes au possible, les personnages ont du mal à cohabiter, ils se posent des milliers de questions inquiétantes.

L’atmosphère est étouffante, et c’est une vraie belle réussite. Le lecteur se projette avec une facilité déconcertante, notre imagination comblant aisément les blancs volontairement laissés par l’auteur. C’est d’une efficacité redoutable, vraiment ! Mon seul point noir, c’est le dénouement qui nous laisse les bras ballants avec une question essentielle, LA question, celle à laquelle il fallait répondre à tout prix. Et là franchement, j’en ai voulu à l’auteur, je me suis sentie trahie, et ça se connaît sur la note !

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Nombre de pages : 383
Cycle : -
Éditeur : Editions Le Livre de Poche
Année de parution : 2015
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

Le passage

de Justin Cronin

Quatrième de couverture


Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent... Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un mystérieux virus... Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches...

Le sentiment d'Aristide


Bien qu’il m’ait fait penser à nombre d’autres livres post-apocalyptiques, ou peut-être justement à cause de ça, je suis tombée sous le charme de ce roman. Il fait certes 1265 pages en poche, mais je l’ai littéralement dévoré ! Une histoire de fin du monde qui nous embarque à un rythme effréné, et nous fait passer par tout un panel d’émotions.

Dans la première partie, on suit Amy, une petite fille de six ans sur laquelle on mène une expérience militaro-scientifique, qui bien évidemment va mal tourner. Elle n’est pas la seule, douze condamnés à mort subissent le même sort qu’elle. Ils deviennent tous des mutants vampires assoiffés de sang qui contaminent leurs victimes. Après un bond dans le temps d’une centaine d’années, on retrouve Amy alors qu’elle rejoint une petite communauté de survivants. Mais que sèmera-t-elle derrière elle ? Le chaos ou l’espoir ?

Un roman passionnant ! L’auteur est doté d’une écriture fluide, aux termes précis, et il aborde des thèmes universels comme la maladie, la peur, les questions d’éthique ou encore les difficultés de la vie en communauté. Il nous propose également quelques beaux portraits de personnages, échantillons divers et variés de tout ce que l’on peut s’attendre à trouver dans pareilles circonstances.

Ne vous laissez pas rebuter par le nombre de pages, elles se lisent toutes seules ! Justin Cronin est un véritable alchimiste, et la magie fonctionne dès les premiers mots. Lisez le !

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Nombre de pages : 1265
Cycle : Le Passage, tome 1
Éditeur : Editions Pocket
Année de parution : 2013
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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