Bird Box

de Josh Malerman

Quatrième de couverture


Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Le sentiment d'Aristide


Le récit de Bird Box s’articule autour de deux trames narratives. Le présent, qui nous montre Malorie sur le point de quitter sa maison en compagnie de ses enfants, pour affronter enfin le monde extérieur et sa menace invisible ; et le passé, qui se déroule avant la naissance des enfants, et qui nous explique comment tout a commencé, et comment Malorie en est arrivée là.

Comme beaucoup, je n’ai pas été passionnée par les chapitres se déroulant sur la rivière, mais il faut reconnaître qu’ils génèrent une certaine tension essentiellement due au fait qu’aucun des trois ne peut anticiper le moindre des écueils qui se trouveraient sur leur chemin. Les autres chapitres, ceux qui se déroulent dans le passé, sont à mon sens les plus réussis. Les situations sont angoissantes au possible, les personnages ont du mal à cohabiter, ils se posent des milliers de questions inquiétantes.

L’atmosphère est étouffante, et c’est une vraie belle réussite. Le lecteur se projette avec une facilité déconcertante, notre imagination comblant aisément les blancs volontairement laissés par l’auteur. C’est d’une efficacité redoutable, vraiment ! Mon seul point noir, c’est le dénouement qui nous laisse les bras ballants avec une question essentielle, LA question, celle à laquelle il fallait répondre à tout prix. Et là franchement, j’en ai voulu à l’auteur, je me suis sentie trahie, et ça se connaît sur la note !

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Nombre de pages : 383
Cycle : -
Éditeur : Editions Le Livre de Poche
Année de parution : 2015
Souvenirs de voyage : ♥ ♥ ♥

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